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l'orge comme fourrage

Productivité animale, génétique, alimentation, santé et gestion rationelle des troupeaux...

l'orge comme fourrage

Message par agronina » Mar Déc 06, 2011 9:14 pm

slt! quelles sont les variétés d'orge qui existent en algérie? comment on l'utilise autant que fourrage? et svp quelques propositions de titres des livres sur les fourrages. merci
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Re: l'orge comme fourrage

Message par Elbatni » Mar Déc 06, 2011 9:22 pm

agronina a écrit :slt! quelles sont les variétés d'orge qui existent en algérie? comment on l'utilise autant que fourrage? et svp quelques propositions de titres des livres sur les fourrages. merci


sur le site j'ai vu passer un très beau reportage sur les fourrages en photos en Tunisie (à moins que ce soit sur dzvet).
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Re: l'orge comme fourrage

Message par agro10 » Jeu Déc 08, 2011 12:26 am

les variétés d'orge en algérie sont saida 183, rihane, acsad serent à la production de grain de fourrage en vert et fourrage en sec (paille)
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Re: l'orge comme fourrage

Message par Elbatni » Jeu Déc 22, 2011 12:00 pm

L'orge, en fourrage en vert (El-gsil), cela peut être d'un bon apport. Semé très tôt afin de bénéficier des premières pluies, il peut constituer un bon apport en élevage ovin.
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Re: l'orge comme fourrage

Message par agronina » Lun Déc 26, 2011 5:36 pm

merci beaucoup "Elbatni" et "agro10" pour votre aide  :)
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Re: l'orge comme fourrage

Message par Elbatni » Mar Déc 27, 2011 1:15 pm

agronina a écrit :merci beaucoup "Elbatni" et "agro10" pour votre aide  :)


Bah, on n'a pas fait bcp. Vous auriez pu me remercier si je vous avez trouvé un article scientifique de l'ITGC. Faudrait voir leur revue.
Bon courage.
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Re: l'orge comme fourrage

Message par agronina » Jeu Déc 29, 2011 8:09 pm

merci pour le conseil, j'ai trouvé des revues et des livres à l'ITGC. ça m'a bcp aidé sourtout pour les variétés. merci encore "Elbatni".
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Re: l'orge comme fourrage

Message par Elbatni » Ven Déc 30, 2011 11:58 am

Content que vous ayez trouvé.
A propos de fourrages, je pense qu'il y a mieux que l'orge en vert. Mais ça m'amène à cette question: comment valoriser la période automnale pour produire des fourrages (hauts-plateaux)?
Qui a une expérience pratique.
Avant que le froid n'arrive, il y a une période où on pourrait profiter des orages de fin d'été pour produire des fourrages. Mais quoi?
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Re: l'orge comme fourrage

Message par Elbatni » Sam Juin 14, 2014 1:35 pm

agronina a écrit :slt! quelles sont les variétés d'orge qui existent en algérie? comment on l'utilise autant que fourrage? et svp quelques propositions de titres des livres sur les fourrages. merci


Votre question manque de précision.
- l'orge est utilisée comme concentré en tant que grain. Dans ce cas là il y a des risques de lithiases urinaires chez les ovins à l'engraissement. A l'orge on peut ajouter de l'urée (20 grammes pour 500 grammes d'orge) pour les animaux à l'engraissement. Cela apporte de l'azote que les bactéries du rumen savent utiliser. Il faut habituer l'animal progressivement.
- elle peut être utilisée en orge vert (semis en irrigué dès le début septembre),
- elle peut être utilisée en culture hydroponique.

ps: je conseille également le colza fourrager totalement inconnu en Algérie.


ALGERIE: Plusieurs raisons pourutiliser le colza fourrager




Nous proposons une fiche technique surle colza fourrager. Cette fiche reprend intégralement le texte deAmédée HARDY.[url=#sdfootnote1sym]1[/url]Anotre connaissance, actuellement il n'existe pas de semences de colzafourrager. Aussi nous conseillons aux éleveurs de s'en procurer parl’intermédiaire de connaissances à l'étranger. Les doses desemis hectare étant faibles, quelques kilo de semences suffiront àdémarrer[url=#sdfootnote2sym]2[/url].Le recours à l'importation privée est plus que nécessaire au vu del'immobilisme des services agricoles actuellement en charge de cedossier.


Actuellement, cette culture est mise enplace pour plusieurs raisons.
  • Suite à une période de     sécheresse pour palier au manque de fourrage.
        
  • Le colza fourrager contribue à     réduire la chute hivernale de la production laitière provoquée     par les rations peu pourvues en azote dégradable. Cet aliment     consommable pendant l’automne et l’hiver permet de disposer de     fourrage vert à une période où les prairies ou les autres plantes     fourragères ont du mal à produire.     
        
  • Suite au développement de     l'irrigation d'appoint. En effet le semis du colza dès le mois     d'août oblige à des irrigations.

Intérêts agronomiques


Place dans larotation:
Le colza fourrager s'intercale trèsbien entre deux cultures principales. Son cycle végétatif est trèscourt. Pour les variétés les plus précoces, 60 à 80 jourssuffisent après le semis pour récolter 4 à 5 tonnes de matièresèche à l'hectare (120 jours pour les plus tardives). Pour profiterau mieux des réserves en eau du sol, il est conseillé de semer toutde suite après la récolte de la culture précédente.


Travail du sol:
Le colza fourrager est une culturefacile à réussir et peu coûteuse car sa mise en place n’est pasexigeante. Pour le semis, il est préférable d’avoir enlevé lespailles ou de les avoir dispersées lors du broyage. Dans les terresà bonne structure, le semis direct donne de bons résultats.
Dans les autres cas, le passagepréalable en profondeur d’un outil à dents est préférable avantde semer avec un travail superficiel.


Semis:
En général, le colza se sème à 2 cmde profondeur à raison de 8 à 10 kg /ha. Il est peu exigeant enfumure et valorise bien les reliquats azotés. Selon la richesse dusol et les apports de matières organiques (fumier, lisier, compost),il est conseillé d’apporter au total environ 80 unitésd’azote/ha.
Les limaces peuvent attaquer le colza.De plus, le colza étant sensible aux attaques d'altises, il estparfois utile d’effectuer un insecticide. Ce traitement ne doit pasavoir lieu dans les 15 à 20 jours qui précèdent son utilisationpar les animaux. Si le colza se développe rapidement, sa végétationétouffe les adventices. Un rattrapage en post levée avec undésherbant anti-graminée reste cependant envisageable.


Des variétés adaptées à sapériode de valorisation
Afin de profiter des meilleures valeursalimentaires et de bons rendements, le colza fourrager doit êtrepâturé ou ensilé avant floraison et avant l'hiver, car à lafloraison ses qualités sont fortement dégradées et en-dessous de5°C le colza ne pousse plus.
  • Pour les variétés précoces, le     délai de développement jusqu'au stade bourgeonnement début     floraison est d'environ 8 semaines à partir du semis. Leurs     croissances rapides et leurs faibles résistances au froid obligent     les éleveurs à les faire pâturer ou ensiler avant floraison et     avant l'hiver. Ces variétés fleurissent à l'automne.
        
  • En patientant un peu (10 à 12     semaines après le semis), les variétés demies précoces qui ne     fleurissent pas à l'automne ont une bonne valorisation lorsque les     tiges s'allongent. Leur exploitation peut être plus longue que les     variétés précoces.
        
  • Enfin, les variétés tardives et     plus productives s’exploitent après un délai minimum de 12     semaines après semis. Il est préférable de les semer tôt (au     début de l'été) pour tirer profit des feuilles à leur     développement maximum. Ces variétés tardives ne fleurissent pas à     l'automne et résistent bien au froid. Elles peuvent être gardées     sur pied pour les exploiter au printemps suivant au stade montaison.



Un fourrage de qualité.


Colza Fourrager (valeurs + ou – 10 %)
             % MS UFL /kgMS UFV /kg MS M.A.T. /kg MS PDIN /kg MS PDIE /kg MS
Stade en feuilles 12,7 0,91 0,89 198124 97
Stade au bourgeonnement 12,3 0,85 0,81194 122 95
Stade à la floraison 13,5 0,76 0,70150 94 82


Avec des ensilages bien conservés, lesvaleurs alimentaires sont semblables.
De part sa richesse en matièresazotées totales (15 à 20 % de la matière sèche), et notamment enprotéines digestibles (de 120 à 160 g de M.A.D. par kg de matièresèche), le colza fourrager permet d'économiser une partie desconcentrés achetés et de renforcer l’autonomie alimentaire del’exploitation.


Une bonne valorisation par lesanimaux
Le colza peut être récolté enpâturage, en affouragement en vert ou même en ensilage.
Quelle que soit l’espèce animale, ilfaut limiter la part du colza à 20 % de la matière sèche totale dela ration. En fait, le colza-fourrage est un remarquable complémenten azote dégradable.


Le pâturage etl’affourragement en vert
Riche en feuilles, le colza fourragerest bien consommé par les animaux. Pour donner un ordre d’idées,il faut prévoir 4 à 5 ares /vache avec un colza fourragerexploitable une quarantaine de jours.
Au pâturage, le colza fourragers’exploite au fil électrique afin de le rationner. Il fautdisposer d'un front d'attaque suffisant (au moins 5 mètres depâturage/vache) et d'un sol portant. Cette technique permet delimiter le gaspillage ainsi que la surconsommation


Une transition alimentaire de 8 à 15jours est nécessaire pour habituer progressivement les animaux aucolza et leur rumen. 2 à 3 heures de pâturage au fil l'après-midisuffisent. Il faut prévoir d’arrêter la consommation une heureavant la traite pour que le lait n'ait pas le goût de colza.




L'affourragement en vert pour unedistribution à l'auge est possible. Il apporte aux animaux unaliment frais et de bonne qualité, notamment quand la parcelle esttrop éloignée pour y amener le troupeau ou lorsque le sol n’estpas assez portant pour le pâturage des animaux.


Lors du pâturage, il faut êtreattentif aux risques de météorisation. C’est pourquoi, pour leslimiter, il faut sortir les vaches après leur avoir donné un peu defourrage déficitaire en azote et qui les encombre (maïs, foin oupaille).


La ration totale doit comporter unapport de matière sèche important (du foin, de l’ensilage demaïs, de la pulpe de betterave déshydratée...). Si unecomplémentation azotée reste nécessaire, il faudra privilégierdes sources azotées peu dégradables dans le rumen (tourteau de sojaou de colza de préférence protégé).


Exemples :
 Pour une ration pour 20 kg de lait/jour
11 kg MS ensilage de maïs à 32-33 %de M.S.
3 kg MS de colza fourrager pâturé austade début bourgeonnement
1,3 kg de tourteau de soja 48 (enpartie protégé)


 Pour une ration pour 18 à 20 kg delait/ jour
3 à 4 kg MS de colza fourrager
6 kg MS d’ensilage d’herbe
4 kg de foin
2 à 3 kg de mélange céréalier(triticale et pois)
0,5 kg de tourteau de soja (selon laqualité du foin et de l’ensilage d’herbe)




L’ensilage
Pour l’ensilage, la teneur élevéeen eau du colza constitue un handicap pour réussir une bonneconservation. Il est préférable de laisser le fourrage se ressuyerau champ et de le hacher finement avant de le tasser modérément. Lamise en place d’un lit de 50 cm de paille sous l’ensilage decolza permet de récupérer une partie des jus. Il est aussi possibled’utiliser 150 kg de pulpes sèches/ tonne d’ensilage.


Avec la paille, le produit obtenu aévidemment une valeur alimentaire moindre que celle du colza pur. Lapulpe renforce au contraire sa valeur énergétique.


Un mode d’emploi selon lesutilisations que l’on veut en faire


Quel que soit le mode de production, lecolza fourrager s’utilise avec méthode.
  • Il peut aussi bien convenir pour     ceux qui veulent assurer leur bilan fourrager que pour ceux qui     recherchent une plus grande autonomie alimentaire.
        
  • En tant que fourrage, il limitera     la consommation de stocks.
        
  • En tant que plante bien fournie     en azote, elle réduira l’utilisation de tourteaux parfois très     coûteux.
        
  • Avec les animaux, il faudra     prendre quelques précautions en proposant d’autres fourrages qui     limiteront son ingestion.     
        
  • Au niveau agronomique, son intérêt     devra prendre en compte la présence d’une inter-culture peu     exigeante mais qui, dans certaines conditions, peut dégrader le     sol.

Tous ces éléments peuvent aider ladécision d’utiliser ou non le colza fourrager, voire aussi du choufourrager qui ont tous les deux de forts points communs.


Sources: L’ABREUVOIR n°218 – 2010– n°2 – Centre de Formation Elevage 27400 CANAPPEVILLE 25 AmédéeHARDY

     
[url=#sdfootnote1anc]1[/url]Nous     avons enlevé quelques courts passages (peu intéressant dans le     contexte actuel algérien) et rajouté quelques éléments de base.     Pour toute citation, on se reportera au texte initial.

     
[url=#sdfootnote2anc]2[/url]En     cas d'importation de semences, on veillera à respecter la     législation en vigueur en Algérie.
Elbatni
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