• Promotions

amélioration de la porosité d'un sol

Sciences du sol (pédologie)...

amélioration de la porosité d'un sol

Message par macrocarpa » Jeu Nov 13, 2008 10:17 am

salut tous le monde , je voudrais savoir si vous connaissez des techniques pour l'amélioration de la porosité et de la pérmiabilité d'un sol (notamment le sol de la station expérimentale) utilisé en Algérie ou ailleurs.
Avatar de l’utilisateur
macrocarpa
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 43
Inscription : Jeu Oct 23, 2008 10:41 pm

Promotions

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par marounat » Jeu Nov 13, 2008 6:29 pm

Le concept bien français du terme « terroir », est lié à une notion de « fertilité » qui reste difficilement définissable. Cette fertilité n’a pas forcément de lien avec une notion productiviste mais il faut plutôt y voir une explication au travers des composantes physique, chimique et biologique du sol, d’un ensemble de propriétés qui permet l’expression des caractéristiques du sol.

La composante physique de la fertilité d’un sol fait appel à la notion de structure, d’agrégats, de porosité et de statut hydrique. Ces quatre paramètres sont étroitement corrélés. C’est parce que le sol a la possibilité de s’agréger qu’il génère de la porosité. Cette porosité permet à son tour à l’eau de pluie et à l’air de pénétrer dans le sol et d’y être stockés, entraînant une diminution du ravinement superficiel, une augmentation de la réserve utile, et une facilitation de l’activité microbienne. Ainsi, si l’enherbement peut constituer une concurrence en terme hydrique pour la vigne les premières années d’installation, l’augmentation de la réserve utile du sol en eau compense en grande partie cette déperdition, pour peu que la saison estivale ne soit pas totalement sèche.

enherbement1.jpg
enherbement1.jpg (109.26 Kio) Consulté 1266 fois


Forte porosité : eau et air non limitant  -  Faible porosité : eau et air limitant

Figure 1 : Porosité du sol (Bourrié)

Un agrégat est un ensemble d’éléments (limons et sables) reliés entre eux par le complexe argilo-humique à l’état floculé par le calcium. Un taux de matière organique et un pH corrects sont donc les éléments incontournables de la formation des agrégats et donc d’une bonne stabilité structurale. Du fait de son développement radiculaire très dense, l’enherbement a un effet direct sur le fractionnement du sol dans les horizons de surface et en profondeur (une racine d’herbe peut descendre jusqu’à plus de 2 m), et en permettant l’augmentation du taux de matière organique des horizons supérieurs, il a aussi un rôle indirect sur la stabilité des agrégats (lié à la forte production d’exudats racinaires). Ainsi, un sol enherbé est moins sujet au tassement provoqué par les passages répétés d’engins (15 par an en moyenne, traitements, rognage, broyage, récolte,...), résiste mieux au ravinement, et stocke de plus grandes quantités d’eau.

Tableau 1 : Propriétés physiques de l’horizon de surface (0-10 cm) – (Vignoble d’Anjou - Morlat)


Sol nu
Sol enherbé

Matière organique
19.2 ‰
28.6 ‰

Densité apparente
1.68 g/cm²
1.52 g/cm²

Résistance à la pénétration
26.2 kg/m²
17.3 kg/m²

Capacité de rétention en eau
21.4 %
23.8 %


L’amélioration de la structure du sol et l’augmentation de la capacité de rétention en eau du sol induit une diminution du drainage superficiel et gravitaire. Ainsi, les écoulements hors parcelles sont plus réduits et le risque de pollution de la nappe phréatique fortement atténué.

Tableau 2 : Effet de l’engazonnement sur le lessivage des nitrates (INRA Chalon – Ballif)

Chalon en Champagne
Pluviométrie de 690 mm/an
Sol nu
Vigne désherbée
(+ 30 kg/ha N/an)
Sol enherbé

Drainage
351 mm
285 mm
263 mm

Azote entrainée
99 kg/ha/an N
112 kg/ha/an N
5 kg/ha/an N

Qualité de l’eau souterraine
125 mg nitrates/l
174 mg nitrates/l
8 mg nitrates/l


La composante chimique de la fertilité d’un sol fait appel à la notion de richesse et de biodisponibilité en éléments minéraux. En jouant sur le taux de matière organique, l’enherbement accroît sensiblement la taille du complexe argilo-humique (selon plusieurs auteurs, un engazonnement produit 200 à 300 kg/ha/an d’humus stable). Ainsi, plus d’éléments minéraux sont stockés et redistribués par le sol à court terme (on dit alors qu’ils sont échangés et cette propriété est caractérisée dans l’analyse de terre par la Capacité d’Echanges en Cations – CEC Metson). Cette évolution du taux de matière organique, accroît aussi le potentiel bionutrionnel du sol, car en se minéralisant, elle libère des éléments entrant dans sa constitution (P, N, Mg, S).

enherbement2.jpg
enherbement2.jpg (126.18 Kio) Consulté 1601 fois


Figure 2 : Complexe argilo-humique et capacité d’échange en cations
(Vignoble d’Alsace – Bourrié)

Si un sol enherbé est globalement plus riche en éléments minéraux qu’un sol nu, il le doit essentiellement à un moindre lessivage et à une meilleure efficacité de la fertilisation, mais aussi à une « remontée » des éléments minéraux localisés en profondeur, du fait de l’activité des racines. Ainsi, au fur et à mesure du vieillissement de l’enherbement, les horizons superficiels s’enrichissent au détriment des horizons profonds.




Cette localisation superficielle de la fertilité ne va pas sans poser problème pour l’alimentation de la vigne. En effet, l’enherbement fait plutôt descendre les racines de la vigne, dont la densité dans l’horizon de surface plus fertile, diminue. De la même manière, le type de porte-greffe aura aussi son importance, les plus plongeants (R110, 1103 Paulsen) étant plus pénalisés que les traçants (SO4, 3309C).

La composante biologique de la fertilité du sol peut être sommairement appréciée par la taille et l’activité du compartiment microbien d’un sol. Pour vivre et se développer, ces micro-organismes (champignons, bactéries, algues,...) ont besoin d’eau, d’air et de nutriments. En améliorant la structure du sol, la porosité et l’état organique, l’enherbement créé un milieu propice à l’activité biologique, plus particulièrement au printemps. Une augmentation de l’activité microbienne à cette période permet au sol de minéraliser la matière organique et ainsi participe au recyclage des éléments minéraux qui deviennent disponibles pour la plante, à un moment ou les besoins sont les plus importants.




En terme de fertilité, l’exemple ci dessus montre que l’enherbement joue un rôle d’amendement en améliorant le taux de matière organique conjointement aux propriétés physiques du sol, mais aussi un rôle d’engrais organique en augmentant la biomasse microbienne (carbone microbien) ainsi que son activité (indice de biomasse)

En conclusion, un enherbement maîtrisé (espèces et mode de conduite optimum) améliore les caractéristiques physiques, chimiques et biologiques du sol. Dans de telles conditions, le potentiel de la parcelle en termes productif et qualitatif peut alors s’exprimer. En revanche, son développement induit une concurrence en terme de nutrition de la vigne d’autant plus important, que le profil de fertilité évolue (remontée des éléments minéraux et descente des racines de la vigne). Ainsi, un enherbement bien maîtrisé sera une très bonne alternative au maintien et à l’amélioration de la structure des sols, pour peu que la fertilisation soit, elle aussi, adaptée aux contraintes productives et qualitatives, et que le type de couvert végétal (choix d’espèces ou de mélanges), la répartition spatiale (partielle ou totale) et le mode de conduite (nombre de broyage, destruction,…), soient en accord avec le potentiel de la parcelle.
  

RESUME :APPORTE AU SOL DE LA MATIERE ORGANIQUE PERMET LA  FORMATION DU  COMPLEXE ARGILO-HUMIQUE ET AINSI LA FORMATION DES AGREGAT ET L'AGGLUTINATION DE LA PARTIE SOLIDE DU SOL ( LIMON _SABLE_ARGILE) ENTRE CHAQUE AGREGAT ET UN AUTRE IL ya DU VIDE QUI EST LA POROSITE QUI PERMET LA CIRCULATION DU L'air et l'EAU  ? L'APPORT DE LA MATIERE ORGANIQUE SE FAIT SOIT PAR HUMAIN  ET PAR LA PLANTATION DU VEGETAL QUI LA SOURCE PRINCIPLE DE LA MATIERE ORGANIQUE

le chaulage
L’effet du chaulage sur les propriétés physiques du sol commence à être mieux connu, grâce à

ces nouveaux éclairages : une très forte augmentation de la CEC, de la mouillabilité des

surfaces, de la porosité permettent de bâtir une ébauche de règle d’action du chaulage. La

première composante serait une différence d’affinité du matériau avec l’eau : sous un même

climat au champ, ces sols, avec ou sans chaulage, ne seraient pas dans le même état hydrique,

ce qui modifierait forcément les comportements ultérieurs. Une seconde composante serait

une amélioration de la cohésion du matériau, bien que non observée sur les tests sur agrégats.

Cette présentation ne représente qu’une étape ; des travaux complémentaires sont en cours


pour confirmer l’ensemble de ces enseignements.
Avatar de l’utilisateur
marounat
Modérateur
Modérateur
 
Message(s) : 190
Inscription : Dim Sep 28, 2008 3:22 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par marounat » Jeu Nov 13, 2008 7:03 pm

Pour améliorer l'état de la surface du sol, il existe deux approches complémentaires. Nous venons de voir la première: il s'agit de couvrir le sol, de planter tôt et dense, voire à utiliser des engrais, et enfin de maintenir la surface du sol couverte par les résidus de culture.

La deuxième approche, que nous allons développer dans ce paragraphe, concerne le travail du sol. Il s'agit de maintenir une bonne rugosité à la surface du sol, d'augmenter l'aération et la macroporosité, d'améliorer l'enracinement tout en luttant contre les mauvaises herbes et en enfouissant les résidus organiques pour améliorer le statut organique du sol et la stabilité structurale. Enfin, la culture et le billonnage en courbes de niveau, si possibles cloisonnées, permettent de freiner ou d'annuler la vitesse du ruissellement à la surface du sol. Si ces techniques font appel à des moyens mécaniques pour réduire le ruissellement, il ne faut pas perdre de vue que le travail du sol favorise le développement des racines et par conséquent du couvert végétal: il s'agit donc de méthodes à la fois mécaniques et biologiques.


L'EFFET DU LABOUR PROFOND
Des travaux préliminaires sur sol ferrugineux tropical à Gampela (Burkina Faso), (Birot, Galabert, Roose et Arrivets, 1968) ont montré que le travail du sol diminue temporairement le ruissellement et l'érosion mais qu'il augmente la détachabilité et donc à long terme, les risques d'érosion, même sur des pentes relativement faibles.
Au tableau 19, nous reportons l'effet sur l'érosion d'un labour à la houe au Centre ORSTOM d'Adiopodoumé (pente 7 %, sol ferrallitique très désaturé sableux). On constate une augmentation de l'érosion et une diminution du ruissellement sur la parcelle nue labourée.
On observe une augmentation de l'érosion malgré une diminution du ruissellement après travail du sol (ferrallitique sableux).
En effet, le labour augmente temporairement la porosité du matériau mais diminue sa cohésion. Au tableau 20, sont réunies les observations concernant l'érosion sous les pluies encadrant la date du labour (9 avril 1971) de trois parcelles nues de pente de 4 - 7 et 20 %.
Le ruissellement est nul pendant trois semaines où il a plu 87 mm. Il reprend ensuite brutalement sur faible pente dès que la surface est lissée mais beaucoup plus progressivement sur forte pente. Le labour a ralenti le ruissellement pendant 50 jours (correspondant à 170 mm de pluie).
L'érosion n'est guère mesurable tant que le ruissellement est nul. Il est cependant évident que la battance joue un rôle à courte distance puisque la surface du sol, de motteuse et ouverte au départ, devient lisse et fermée au bout de 4 à 6 semaines (effet splash sur les mottes et sédimentation dans les parties basses). Au bout de 50 jours l'érosion atteint un niveau exceptionnellement élevé, puis diminue au bout de 2 mois suite au tassement et à l'encroûtement de la surface du sol. Il semble que sur pente forte l'effet du labour se fasse sentir plus longtemps que sur pente faible; mais, à la reprise du ruissellement, l'érosion redevient beaucoup plus intense sur pente forte à cause de l'énergie élevée du ruissellement.
La turbidité des eaux de ruissellement (charge fine en suspension) est faible durant la saison sèche (le sol est encroûté), mais augmente très brutalement lors des premières pluies ruisselantes après le labour (charge 10 à 100 fois plus forte) puis elle décroît lentement à mesure que se reforme une surface glacée et battue. En résumé, sur ce sol ferrallitique sableux, un labour à la houe sur 15 cm, lorsqu'il laisse la surface motteuse, peut absorber totalement les pluies totalisant 45 à 80 mm et son action modératrice sur l'érosion et le ruissellement peut se faire sentir pendant 3 à 5 semaines (correspondant à 50 à 190 mm de pluie) sur parcelle nue.
Ces résultats, obtenus en Basse Côte-d'Ivoire sur sols ferrallitiques et parcelles nues, semblent défavorables à l'usage du labour puisque les bénéfices concernant l'infiltration ne durent qu'un mois et qu'au bout de l'année les pertes en terre sont plus importantes sur le sol labouré (25 % de plus que sur le sol tassé). En fait, il ne faut pas oublier l'interaction qui joue entre les effets sur le labour (amélioration temporaire de la porosité) et la croissance des plantes (meilleur enracinement = meilleure couverture végétale).
Un autre essai très instructif sur l'influence du travail du sol a été réalisé par le CIRAD dans les parcelles de Bouaké au Centre Côte d'Ivoire sur un sol ferrallitique remanié sableux, comportant un horizon gravillonnaire vers 30 cm de profondeur (Kalms, 1975).
On y a comparé pendant 4 ans, le comportement à la pluie d'un sol nu, gravillonnaire, soumis à quatre modes de préparation du sol effectué dans le sens de la pente, deux fois par an: labour à25 cm à la charrue à soc (L), labour semblable suivi d'un pulvérisage léger (L + P), pulvérisage superficiel à 5 à 10 cm (P) et non travail du sol (0) (tableau 21).
On constate que le travail du sol (profond ou même superficiel) a amélioré l'infiltration: le ruissellement est toujours le plus fort sur sol nu non travaillé, et le phénomène est encore plus marqué si on ne s'intéresse qu'aux pluies érosives survenues après le labour. L'érosion par contre, évolue au cours du temps, mais à partir de la troisième année, elle est nettement plus faible sur sol nu labouré et pulvérisé que sur sol nu travaillé superficiellement ou pas du tout. Le travail du sol augmente nettement la charge fine en suspension dans les eaux de ruissellement. Sur le terrain on peut observer en surface les graviers remontés par le labour (teneur en gravier: 10 à 13 % sans labour, 22 à 28 % avec labour). Sur ce sol ferrallitique gravillonnaire de Bouaké, le labour a donc augmenté l'infiltration et diminué l'érosion en remontant des graviers qui ont joué un rôle de mulch protecteur à la surface du sol.
Ces deux essais se sont déroulés sur des sols nus. Qu'advient-il lorsqu'on considère les interactions sur l'érosion de la préparation du sol et du développement végétal ? Rappelons d'abord les résultats et les mesures d'érosion et du ruissellement sous ananas en fonction des techniques culturales à Adiopodoumé sur des pentes de 4 - 7 et 20 % (tableau 11). Le ruissellement moyen sur sol nu s'est élevé à 36 %. Avec le couvert végétal de l'ananas et les résidus brûlés il est réduit à 6,4 %. Lorsque les résidus sont enfouis et que l'on constate une amélioration de la structure du sol, le ruissellement n'est plus que de 2 % et lorsque les résidus sont laissés à la surface du sol sous forme de paillage, on constate un ruissellement inférieur à 1 %. Dans ce dernier cas, sur un sol qui n'a pas été travaillé, on constate malgré tout une bonne infiltration grâce à l'effet du paillage. Du point de vue de l'érosion, on a observé des pertes de 200 t/ha/an sur sol nu, 25 t/ha/an sur résidus brûlés, 12 t/ha/an sur résidus enfouis et 0,4 t/ha/an seulement, lorsque les résidus sont laissés à la surface du sol. On constate donc que le labour associé à une couverture de l'ananas réduit considérablement l'érosion; l'enfouissement des résidus améliore la structure - du sol, favorise l'infiltration et réduit encore de 50 % l'érosion, mais le non travail du sol, associé cette fois à une couverture par les résidus de culture, réduit le ruissellement et l'érosion à une part négligeable.
Au Nigeria (station IITA de Ibadan), Lal (1975) considère que les risques d'érosion sur sol nu après labour sont tels - suite à la dégradation de la structure à la surface du sol - qu'il préconise un travail minimum du sol réduit à la ligne de plantation tandis que les interlignes sont couverts des résidus de la culture précédente. Cette méthode de travail minimum du sol, combinée au paillage, pose certains problèmes de lutte contre les mauvaises herbes et de protection phytosanitaire: les rendements ne sont pas toujours les meilleurs lors des années correctement arrosées. Mais au cas où les pluies sont insuffisantes ou mal réparties, l'amélioration de l'infiltration, la limitation des pertes par érosion, le maintien de la structure à son niveau original, l'activité accrue de la mésofaune (surtout les vers de terre) et l'amélioration du régime thermique assure une production plus soutenue.
Par contre, sur les sols ferrugineux tropicaux sableux des zones tropicales sèches du Sénégal, Charreau et Nicou (1971) ont montré que sans labour profond, les rendements diminuent de moitié car l'alimentation hydrique n'est pas correcte: le réseau racinaire n'est pas assez développé, les pluies s'infiltrent mal dans ces sols sensibles à la battance, ce qui retarde la date du semis. Charreau (1969) a observé qu'en enfouissant les matières organiques lors d'un labour grossier effectué en fin de cycle, avant la saison sèche, on augmente la stabilité de la structure et l'infiltration: les problèmes d'érosion s'en trouvent réduits d'autant.
De nombreuses expérimentations effectuées au simulateur de pluie, de 1975 à ce jour par Asseline, Collinet, Lafforgue, Roose et Valentin confirment:

- l'amélioration très temporaire de l'infiltration par le labour; après une pluie totalisant 120 mm de hauteur, on ne trouve pratiquement plus trace de cette amélioration sur aucun des sols testés entre Abidjan et le centre du Burkina Faso;
- l'augmentation de la charge en suspension fine des eaux de ruissellement après le travail du sol;
- le rôle extrêmement bénéfique et durable sur la conservation de l'eau et du sol du couvert végétal et des résidus de cultures laissés à la surface du sol;
- le rôle très efficace mais temporaire du billonnage cloisonné et des autres méthodes qui visent à augmenter la rugosité du sol (Lafforgue et Naah, 1976; Roose et Asseline, 1978; Collinet et Lafforgue, 1979; Collinet et Valentin, 1979).

A Bidi, Serpantié et Lamachère (1991) ont montré que sur couverture sablo-argileuse, le labour augmente l'infiltration les premières années ainsi que les rendements (+ 50 à 100 %) mais épuise très vite le sol et le fragilise: au bout de trois ans, l'érosion augmente et les gains de rendement diminuent.
Des essais de simulations de pluies ont été réalisé, autour du lac de Bam (Burkina Faso) pour comparer un sol battant, à un labour grossier, recouvert ou non de paillis et à un billonage cloisonné. La figure 29 rapporte des observations effectuées sous pluies simulées de 62 mm/h pendant deux heures sur des sols ferrugineux de la zone tropicale sèche au nord de Ouagadougou. Les mesures confirment:

- la mauvaise infiltration des orages de fin de saison sèche tombant sur un sol encroûté, - une infiltration réduite à 36 mm,
- le rôle intéressant mais temporaire du labour qui retarde le ruissellement et permet une infiltration de 82 mm,
- le rôle très positif du travail du sol suivi d'un paillage permettant une infiltration de 104 mm,
- le rôle très intéressant du sol billonné et cloisonné qui permet d'infiltrer les premiers 60 mm de pluie et maintient une infiltration finale toujours supérieure aux autres cas. Quelle que soit la technique proposée, elle n'est efficace que dans la mesure où elle élimine durablement la pellicule de battance superficielle qui commande pour une bonne part la dynamique de l'eau dans le profil sauf s'il existe un horizon colmaté proche de la surface (Collinet, Lafforgue, 1979).
Avatar de l’utilisateur
marounat
Modérateur
Modérateur
 
Message(s) : 190
Inscription : Dim Sep 28, 2008 3:22 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par dzagro » Jeu Nov 13, 2008 7:13 pm

oooops!!! rien a dire en plus

mais pour augmenté un peut ma porosité et la voir en un temps court, faire un amendement avec du fumier de bovins et vous finissez avec a labour..
Avatar de l’utilisateur
dzagro
Administrateur
Administrateur
 
Message(s) : 1662
Inscription : Mar Oct 23, 2007 2:36 pm
Localisation : DzAgro site web
Statut Professionnel: Agronome

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par Abdesslem » Jeu Nov 13, 2008 10:33 pm

MERCI MAROUNAT MAIS là TU LUI A FAIS UN COUR MAGISTRALE LOL
Avatar de l’utilisateur
Abdesslem
Modérateur
Modérateur
 
Message(s) : 404
Inscription : Mer Oct 24, 2007 9:22 pm
Localisation : Paris

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par macrocarpa » Jeu Nov 13, 2008 11:12 pm

un grand merci Marounat pour toutes ces informations ^^
Avatar de l’utilisateur
macrocarpa
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 43
Inscription : Jeu Oct 23, 2008 10:41 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par charlote » Ven Nov 14, 2008 2:10 pm

Mrci bcp marounat moi oci javé besoin 2 ttes cé info car j'en oré besoin CIAOOOOOOO
Avatar de l’utilisateur
charlote
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 54
Inscription : Jeu Juil 31, 2008 1:07 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par macrocarpa » Ven Nov 14, 2008 3:07 pm

merci a moi d'avoir posé la question charlote
Avatar de l’utilisateur
macrocarpa
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 43
Inscription : Jeu Oct 23, 2008 10:41 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par marounat » Ven Nov 14, 2008 5:38 pm

et merci a celui qui a repondu aussi
Avatar de l’utilisateur
marounat
Modérateur
Modérateur
 
Message(s) : 190
Inscription : Dim Sep 28, 2008 3:22 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par ferty » Ven Nov 14, 2008 6:29 pm

dzagro a écrit :oooops!!! rien a dire en plus

mais pour augmenté un peut ma porosité et la voir en un temps court, faire un amendement avec du fumier de bovins et vous finissez avec a labour..


il ya dans le text qu'a poster marouanat il y a la réponse a ceux qui veut l'information

marounat a écrit :
RESUME :APPORTE AU SOL DE LAMATIERE ORGANIQUE PERMET LA  FORMATION DU  COMPLEXE ARGILO-HUMIQUE ETAINSI LA FORMATION DES AGREGAT ET L'AGGLUTINATION DE LA PARTIE SOLIDEDU SOL ( LIMON _SABLE_ARGILE) ENTRE CHAQUE AGREGAT ET UN AUTRE IL ya DUVIDE QUI EST LA POROSITE QUI PERMET LA CIRCULATION DU L'air et l'EAU  ?L'APPORT DE LA MATIERE ORGANIQUE SE FAIT SOIT PAR HUMAIN  ET PAR LAPLANTATION DU VEGETAL QUI LA SOURCE PRINCIPLE DE LA MATIERE ORGANIQUE

ferty
niveau 0
niveau 0
 
Message(s) : 10
Inscription : Jeu Nov 13, 2008 6:55 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par macrocarpa » Ven Nov 14, 2008 7:34 pm

ok merci
Avatar de l’utilisateur
macrocarpa
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 43
Inscription : Jeu Oct 23, 2008 10:41 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par agronomali » Dim Nov 16, 2008 8:13 pm

merci pour les informations mon collegue mais j'ai quelque remarques...
Avatar de l’utilisateur
agronomali
niveau 1
niveau 1
 
Message(s) : 59
Inscription : Jeu Oct 16, 2008 3:38 pm

Re: amélioration de la porosité d'un sol

Message par lamouchi lazhar » Jeu Mars 05, 2009 2:58 am

donc conclusion: installait un couvert vegetal et un non labour c est du SDSCV  (semi direct sur couvert vegetal )
lamouchi lazhar
Expert
Expert
 
Message(s) : 90
Inscription : Jeu Mars 05, 2009 1:49 am


Retour vers Sciences du sol (pédologie)

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)